6 novembre 2014
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Thom - Nouveau long-métrage dans la filmographie de Tahirou Ouédraogo

Grand observateur de la société burkinabè et africaine à travers ses films, Tahirou Tasséré Ouédraogo continue son combat avec Thom. Son deuxième long-métrage au parfum de crise de l’éducation, de l’amour…

« Le cinéma est toute ma vie », martèle Tahirou Tasséré Ouédraogo qui, depuis ses débuts en 2000, est présent sur les écrans burkinabè et internationaux avec ses films. Auteur de plusieurs productions à succès, le cinéaste, à la tête de Bila productions, réalise pendant ce mois d’octobre, son deuxième long-métrage de sa filmographie : Thom.

D’après le scenario de cette œuvre cinématographique, écrit par le réalisateur et Xavier Pons, il s’agit d’une peinture sociale sous fond de crise de l’éducation, d’amour de perte de repères de la jeunesse... « On me qualifie de faiseur de films de combat. C’est ce qu’on a vécu qu’on tente d’écrire », dit-il pour expliquer son attachement à l’actualité dans ses réalisations.

Pour les principaux rôles, l’ancien étudiant de l’INA et de l’Aformav(France) a fait confiance à de jeunes comédiens burkinabè précisément à Azata Soro, une jeune diplômée en sociologie, pour incarner Jones et Franck Alain Bagré pour porter les habits de Thom.

Son objectif est de contribuer à la formation d’une génération de comédiens de cinéma. « Au Burkina Faso, nous n’avons pas de comédiens de cinéma, mais des comédiens de théâtre », déplore-t-il. Pour accompagner ces jeunes, dans le casting, figurent des acteurs aguerris notamment le Tchadien, Youssouf Djaoro, considéré comme l’acteur fétiche du Franco-tchadien, Mahamat Saleh Haroun. Des milliers de festivaliers du FESPACO ont pu le découvrir à travers Un homme qui crie, récompensé au FESPACO en 2011 (Etalon d’argent de Yennenga) et au festival de Cannes en 2010(Prix du jury).

Par Thom, Tahirou Ouédraogo rêve d’emboiter les pas de son autre frère, génie du cinéma, Idrissa Ouédraogo, sur la scène internationale notamment au festival de Cannes. Où sur le palmarès de Cannes, Maestro (surnom d’Idrissa Ouédraogo) fut le premier cinéaste burkinabè sélectionné en compétition officielle avec Tilai en 1990. L’exploit dure 24 ans. En cas de succès, ce sera, affirme-t-il, une belle succession. Et de promettre « Thom sera un grand film », après son premier succès en long-métrage en 2006, Djanta.

Un film budgétisé à plus d’un milliard FCFA, le cinéaste a du se contenter de 700 millions FCFA pour tourner Thom. Des fonds alloués par le ministère burkinabè de la Culture et du Tourisme, par le Programme d’appui aux secteurs culturels du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique /Union européenne (ACP-UE cultures).D’autres partenaires soutiennent le projet, à savoir Patou films international ( chargé de la distribution du film), Orange et la présidence du Faso qui met à la disposition de l’équipe de tournage, une villa pour certaines séquences.

Scénariste, producteur et réalisateur de cinéma, Tahirou Tasséré Ouédraogo est l’un des meilleurs ambassadeurs du cinéma burkinabè. En 15 ans de carrière, il détient une riche filmographie dans laquelle se trouvent entre autres, Le chauffeur du député, Warba dance, L’autre mal, récompensé au FESPACO (poulain d’or), Les aventures de Wambi, L’avocat des causes perdues, Bambino.

 



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